Cafards à Strasbourg : les signes à repérer
Le constat le plus fréquent dans les logements de la ville tient en une scène : vous allumez la cuisine en pleine nuit, et une silhouette brune file sous le frigo. Ce n'est pas un hasard si cela arrive surtout en appartement. À Strasbourg, 92,3 % des logements sont collectifs, et les blattes circulent d'un étage à l'autre par les gaines techniques et les colonnes d'eau.
D'abord, cherchez les traces plutôt que les insectes. Ensuite, concentrez-vous sur les endroits chauds et humides : l'arrière des appareils, le dessous de l'évier, les charnières de placard. Voici ce qui doit vous alerter.
- Des déjections : de petits grains noirs, comme du poivre répandu, et des traces foncées le long des charnières.
- Des oothèques : ce sont de petits étuis bruns qui renferment les œufs, collés dans les recoins.
- Des mues : des enveloppes vides et claires, abandonnées par les jeunes blattes qui grandissent.
- Une odeur forte et piquante : elle s'impose quand les blattes sont là depuis un moment.
Pour finir, notez l'heure à laquelle vous les croisez. Le cafard vit la nuit et reste caché le jour. Si vous en voyez en pleine journée, c'est que les abris sont pleins et que la population est déjà importante.
Désinsectisation à Strasbourg : les méthodes employées
Une désinsectisation à Strasbourg ne se résume pas à un produit vaporisé partout. Le technicien choisit sa méthode selon l'ampleur du problème et la disposition des lieux. Les entreprises du secteur procèdent le plus souvent par étapes.
D'abord, le gel appât
C'est le traitement de base en logement. Le technicien dépose de petites gouttes dans les charnières, derrière le réfrigérateur et le four, sous l'évier et près des moteurs d'appareils. Les blattes en mangent, retournent dans leur abri et contaminent les autres. Cette contamination en chaîne atteint la colonie là où aucun aérosol ne va.
Ensuite, les traitements de renfort
Quand les blattes sont très nombreuses, le technicien ajoute une pulvérisation ou une laque à effet durable le long des plinthes et sur les trajets habituels des insectes. Dans les locaux envahis de toutes parts, il passe à la fumigation ou à la nébulisation. Le logement doit alors rester inoccupé pendant plusieurs heures.
Pour finir, le contrôle
Une deuxième visite sert à vérifier le résultat, et elle a une raison précise : les étuis à œufs supportent le produit et libèrent de jeunes blattes après le premier passage. Des pièges à glu sont posés pour compter ce qui circule encore. Vous savez ainsi où en est la colonie, sans vous fier à une simple impression.
Préparer votre logement avant le passage
Un traitement contre les cafards tient autant à la préparation qu'au produit. Le gel doit être ce qu'il y a de plus appétissant dans la cuisine. S'il reste de la graisse et des miettes, les blattes ont le choix, et elles ne choisissent pas l'appât.
Avant la venue du technicien, procédez dans l'ordre. Commencez par la cuisine, puis passez à la salle de bains si vous y avez vu des insectes.
- D'abord, nettoyez les graisses de la cuisine : hotte, plaques, plan de travail, côtés du four.
- Ensuite, sortez tout ce qui se trouve sous l'évier et dans les meubles bas.
- Mettez la nourriture dans des contenants hermétiques et gardez la poubelle sous couvercle.
- Pour finir, dégagez le bas des murs et laissez un passage derrière les appareils.
Vient la partie que beaucoup ratent : l'après. Une fois le gel posé, ne lavez pas les endroits où il se trouve, même si les gouttes vous gênent. Laissez aussi au placard les bombes et les aérosols du commerce. Leur odeur repousse les blattes, qui se détournent alors de l'appât, et le traitement perd son intérêt.
Traitement des cafards à Strasbourg : les prix
Pour un traitement de cafards à Strasbourg chez un particulier, comptez entre 100 et 300 € TTC. L'écart vient d'abord de la surface, ensuite de la méthode retenue. Voici les fourchettes pratiquées selon le type de local.
- Studio ou petit appartement de 20 à 30 m² : de 100 à 250 € TTC.
- Deux ou trois pièces de 50 à 70 m² : de 130 à 250 € TTC.
- Grand appartement ou maison de 100 m² et plus : de 200 à 500 € TTC.
- Restaurant de 100 m² : de 420 à 720 € TTC.
La technique pèse autant que les mètres carrés. Pour un logement de 50 à 70 m², le gel insecticide coûte de 110 à 200 € TTC, la pulvérisation de 150 à 250 € TTC et la fumigation de 200 à 400 € TTC. Demandez toujours si la visite de contrôle est comprise dans le montant annoncé.
Seul un devis établi par une entreprise fixe le montant pour votre logement. Le site n'intervient pas chez vous : il transmet votre demande à des entreprises du secteur, trois au maximum. L'agglomération compte 26 sociétés immatriculées en désinfection, désinsectisation et dératisation, et vous pouvez consulter la page des entreprises du secteur ainsi que les étapes d'une demande.
Après le traitement, tenir les blattes dehors
Le traitement fait baisser la population. Ce qui la fait remonter, c'est l'eau, la nourriture et les passages laissés ouverts. D'abord, colmatez les joints abîmés et les trous autour des canalisations. Ensuite, faites réparer tout ce qui goutte, même un simple suintement sous l'évier.
Le soir compte plus que le reste de la journée. Avant de vous coucher, lavez la vaisselle et videz ce qui retient de l'eau : bassine, soucoupe de plante, fond d'évier. Glissez aussi quelques pièges témoins derrière les appareils. Ils vous disent si les blattes reviennent, bien avant que vous ne revoyiez un insecte.
Pour finir, regardez au-delà de votre porte. À Strasbourg, 22,3 % des logements datent d'avant 1946, et dans ces immeubles les murs comme les gaines laissent circuler les insectes entre voisins. Si d'autres appartements sont concernés, prévenez le syndic, ou votre bailleur si vous êtes locataire. Un logement traité seul dans une cage d'escalier infestée reste exposé.
Trois gestes à faire dès aujourd'hui
Vous n'avez pas besoin d'attendre le passage d'un technicien pour agir. D'abord, faites le tour de la cuisine avec une lampe et notez ce que vous trouvez : grains noirs, étuis à œufs, insectes vus de jour. Ensuite, dégraissez, enfermez les aliments et la poubelle, et rangez les bombes insecticides.
Pour finir, décrivez la situation dans le formulaire de demande. Vous indiquez le nuisible, votre code postal, le type de logement, le degré d'urgence, vos coordonnées et un message libre. La demande est transmise à des entreprises de traitement des nuisibles du secteur, trois au maximum. Vérifiez au passage que votre commune figure parmi les secteurs couverts.
